Vertuoz à l’Assemblée Nationale !

A l’initiative de la Fondation Solar Impulse, #PrêtàVoter, lancée fin juin 2022, a pour objectif de guider la modernisation du cadre légal et réglementaire français afin d’accélérer l’adoption par le marché de solutions efficientes et durables pour protéger l’environnement.

C’est dans ce contexte que la solution Vertuoz Control d’ENGIE Solutions a été sélectionnée pour faire partie des 10 premières solutions recommandées aux députés de l’Assemblée Nationale et aux sénateurs.

 

Vertuoz Control, une solution labelisée Solar Impulse Efficient Solution

Reconnu par la Commission Européenne, le label « Solar Impulse Efficient Solution » est décerné à la suite d’un processus d’évaluations rigoureux effectué par des experts indépendants. Ce label est actuellement donné à plus de 1400 solutions jugées efficaces, propres et rentables pour protéger l’environnement et accélérer la transition énergétique.

Celles-ci avaient par ailleurs été présentées lors de la COP 26 de Glasgow aux décideurs politiques et économiques afin de les aider à atteindre leurs objectifs climatiques.

En complément de toutes ses actions, la Fondation Solar Impulse a lancé, fin juin 2022, l’initiative « Prêt à Voter ».

 

#PrêtàVoter, une initiative pour mettre en lumière des solutions simples et durables.

Fondée par Bertrand Piccard, défenseur d’une écologie réaliste et fédératrice, la Fondation Solar Impulse a pour mission d’accélérer l’adoption de solutions capables de protéger l’environnement de manière économiquement rentable.

Le principe de cette initiative ? Sélectionner et recommander 50 solutions parmi les solutions labellisées pour les soumettre aux décideurs politiques français à la suite des élections législatives de juin 2022.

Les objectifs ? Interpeller les décideurs politiques français en leur proposant des solutions éprouvées afin de moderniser les réglementations actuelles et faciliter leur adoption sur le marché.

 

Vertuoz Control : innovation et efficacité énergétique pour des bâtiments plus durables

Vertuoz Control d’ENGIE Solutions est une solution innovante de pilotage énergétique décentralisée permettant d’optimiser le fonctionnement des systèmes et équipements CVC (Chauffage, Ventilation, Climatisation) selon les besoins réels du bâtiment (taux d’occupation, température extérieure, planning d’occupation…).

Alliant objets connectés et intelligence artificielle, Vertuoz Control s’adapte en continu grâce à des algorithmes autoapprenants et permet de gérer de façon automatisée les équipements énergétiques d’une pièce. Ainsi, la chaleur est diffusée uniquement lorsque cela est nécessaire, et le confort des occupants est amélioré.

Déjà déployée dans près de 300 bâtiments (établissements scolaires, bâtiments communaux, agences bancaires…), Vertuoz Control permet une économie d’énergie de 25% en moyenne et un ROI inférieur à 2 ans.

Elle représente ainsi un moyen simple et rapide d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments qui selon l’ADEME, représentent le premier poste de consommation d’énergie en France avec 44 % de l’énergie consommée pour les bâtiments résidentiels et tertiaire, et 21 % pour l’industrie.

 

Frédéric GAILLIOT, Directeur Marketing Vertuoz d’ENGIE Solutions vous en dit plus :

Vertuoz parmi les 10 premières solutions recommandées par la Fondation Solar Impulse

 

Consultez le guide avec les 50 solutions recommandées (Vertuoz Control pages 80 – 85).

Retrouvez toutes les informations autour de l’initiative #PrêtàVoter sur le site de la Fondation Solar Impulse.

Le digital pour vous aider à maitriser la hausse des prix de l’énergie

Depuis plusieurs mois, les prix de l’énergie n’ont cessé d’augmenter : gaz, électricité et pétrole ont ainsi vu leur valeur exploser à travers le monde, atteignant des niveaux historiques en France.

Cette hausse des prix impacte fortement les collectivités et les entreprises. Au-delà de la problématique environnementale, ces structures doivent désormais faire face à de nouveaux enjeux économiques.

Que se passe-t-il sur le Marché de l’énergie ? Comment Vertuoz peut vous accompagner à l’aide du digital ?

Décryptage ⤵

Petit rappel sur l’évolution des prix de l’énergie en France

Depuis le début de l’année 2021, les prix de l’énergie ont connu une hausse constante. Elle a été renforcée au cours de l’année 2022 par une forte tension sur les marchés liée au conflit russo-ukrainien comme l’illustre l’évolution du prix du gaz :

Source : EEX

Cette hausse sera progressivement répercutée aux entreprises et aux collectivités au fur et à mesure de la renégociation des contrats de fourniture.

Au-delà du conflit en Ukraine, et des incertitudes générées sur l’approvisionnement en gaz par la Russie (premier fournisseur de gaz en Europe) plusieurs facteurs peuvent être observés :

  • La reprise des activités économiques et la hausse de la consommation dans le monde suite à l’évolution de la crise sanitaire.
  • De nombreux pays (dont la Chine), se sont engagés à réduire l’usage du charbon dans leurs centrales électriques, conduisant mécaniquement à une augmentation de la demande sur les autres énergies (dont le gaz).
  • Le prix du CO2 sur le marché des quotas de carbone européen est en hausse (niveau historique en décembre 2021 avec 80€) qui impacte directement les prix de l’électricité et du gaz.
  • L’hiver 2020, long et froid a entraîné une baisse des stocks de gaz et une faible disponibilité des centrales nucléaires françaises.

 

Pour répondre à la fois aux objectifs de réduction nécessaires (Stratégie Nationale Bas-Carbone) ainsi qu’aux problématiques environnementales et économiques, optimiser la performance énergétique de sa structure est essentiel. Pour cela, le Digital est l’un des leviers.

En effet, à travers les objets connectés/IoT, la Data et l’Intelligence artificielle (IA), le Digital donne accès à des données fiables et exploitables. De plus, contrairement aux solutions traditionnelles à l’image de la rénovation ou des APE qui peuvent être longues et onéreuses, le Digital permet des résultats rapides avec un investissement limité.

 

Comment les solutions digitales Vertuoz permettent de maîtriser sa facture énergétique ?

Les équipes Vertuoz, expertes en développement de solutions d’efficacité énergétique ont déjà permis d’économiser plus de 250 000 Tonnes de CO2 en optimisant la consommation énergétique de plus de 90 000 bâtiments dont près de 300 établissements scolaires.

Les experts Vertuoz proposent ainsi des solutions digitales matures aux niveaux technologique et économique qui permettent de réduire rapidement les consommations d’énergie ainsi que les émissions carbone des bâtiments tertiaires.  Nous retrouvons parmi les offres Vertuoz :

  • Une solution de collecte et d’analyse des données énergétiques.
  • Une solution centrée autour des occupants afin de les sensibiliser et de les engager dans une démarche écoresponsable.
  • Une solution de pilotage énergétique permettant d’optimiser le fonctionnement des systèmes et équipements CVC*.

A l’occasion d’un webinaire Vertuoz d’ENGIE Solutions consacré aux enjeux énergie des établissements scolaires, nos experts ont mis en avant l’apport du Digital pour y répondre.

Au programme :

  • Introduction des enjeux actuels des établissements scolaires.
  • Présentation des solutions digitales Vertuoz.
  • Focus sur la solution Vertuoz Control et présentation de cas concrets de son déploiement.

Pour rappel et en quelques mots, les établissements scolaires sont actuellement confrontés :

  • aux exigences réglementaires avec le Décret tertiaire et dont les premières échéances se rapprochent.
  • à la nécessité de s’engager dans une démarche de décarbonation et de transition énergétique.
  • aux problématiques liées au confort des occupants (élèves, enseignants, personnel etc.).
  • à la volatilité et à la hausse des prix de l’énergie faisant exploser le budget énergie de ces structures.

Pour répondre à ces enjeux règlementaires, financiers et environnementaux, nos experts ont présenté plus en détail la solution Vertuoz Control.

Simple à installer et avec un investissement limité, Vertuoz Control est une solution digitale innovante alliant Intelligence Artificielle (IA) et objets connectés (IoT). Avec un ROI inférieur à 3 ans, elle permet de ne chauffer que lorsque cela est nécessaire, c’est-à-dire en fonction de l’occupation réelle du bâtiment, tout en garantissant le confort des occupants. Labellisée par la fondation Solar Impulse, Vertuoz Control fait partie des solutions reconnues comme ayant un impact positif sur la planète, à la fois en termes économique et environnemental.

Vertuoz Control permet également d’optimiser le fonctionnement des différents équipements CVC* d’un bâtiment. Les résultats sont visibles dès le premier mois et en moyenne, c’est 25% d’économies d’énergie constatées.

Ainsi, les solutions Vertuoz peuvent facilement être mises en place et générer rapidement des économies, le tout sans nécessiter ni de travaux lourds sur le bâtiment, ni de gros investissements.

 

Consultez le replay du webinaire Hausse des prix de l’énergie :

Quelles solutions pour réduire vos consommations énergétiques.

Je consulte le webinaire

 

*CVC : Chauffage Ventilation, Climatisation.

Sources : Senat.fr ; La-croix.com ; Intercommunalité de France ; Les Echos ; Vie Publique ; Le Figaro ; France culture ; Le Journal ; Les Echos ; La Gazette des communes ; Le Monde de l’Energie.

Maîtriser la qualité de l’air dans les établissements scolaires

 

C’est la part du temps que nous passons dans des espaces clos. Logements, écoles, bureaux, transports… la majorité de notre quotidien a lieu en intérieur. Pourtant, l’air y est 5 à 10 % plus pollué qu’en extérieur.

Différents polluants peuvent être présents au sein des bâtiments. D’origines diverses (matériaux de construction, produits d’entretien, usages, occupants…), ils sont susceptibles d’avoir un impact sur la santé et la productivité des occupants.
Ce constat concerne notamment les établissements scolaires qui accueillent des élèves tout au long de l’année dans des lieux fermés (salles de classe, cantine, gymnase…).

En réponse, les équipes Vertuoz d’ENGIE Solutions offrent la possibilité d’améliorer durablement la qualité de l’air des bâtiments et salles de classe grâce à l’IoT et la Data, via la pose de capteurs de CO2.

Mais pourquoi investir dans des capteurs de CO2 ? Quels en sont les bénéfices ? On vous explique. ⤵

 

Qu’est-ce qu’un capteur de CO2 et quel est son utilité ?

Les capteurs de CO2 sont de petits boitiers permettant de :

  • Mesurer la concentration de gaz carbonique dans une zone fermée.
  • Mesurer le besoin d’aération dans un espace clos.
  • Déterminer la qualité de l’air respiré.
  • Indiquer visuellement lorsque l’air est saturé et qu’il est temps de renouveler.
  • Suivre à distance les données d’ambiance (température, humidité…) et les alertes.

Pratiques et peu encombrants, ces dispositifs peuvent être installés dans des salles de classe sans porter atteinte à la concentration des enfants et permettent une réaction immédiate des personnes présentes dans la pièce, ce qui en font d’excellents indicateurs de la qualité de l’air intérieur.

 

 

Pourquoi est-ce important de mesurer la qualité de l’air intérieur ?

Une mauvaise qualité de l’air peut avoir des conséquences néfastes sur la santé et la productivité des occupants.

 

En intérieur, de nombreuses études démontrent qu’une forte concentration en CO2 (à partir de 2 %) pourrait entrainer progressivement :
– Des maux de tête,
– Une augmentation de la tension artérielle,
– Une réduction de l’acuité auditive,
– Des difficultés à respirer.

Cela pourrait également affecter l’efficacité des occupants en impactant :
– leur productivité,
– leur faculté à résoudre des problèmes,
– leur faculté à se concentrer et à mémoriser,
– leur faculté à prendre des décisions.

Les établissements scolaires sont donc particulièrement concernés. L’amélioration de la qualité de l’air intérieur au sein des salles de classe permettrait de limiter l’impact des polluants et du CO2 sur la santé des élèves et de faciliter leur apprentissage.
Par ailleurs, la qualité de l’air intérieur a récemment pris un nouveau tournant dans le contexte sanitaire actuel.

 

En quoi les capteurs de CO2 luttent contre la propagation de la COVID19 ?

L’air neuf permet de diluer et d’extraire les aérosols potentiellement contaminés par le coronavirus. Par conséquent, il est essentiel d’aérer régulièrement et massivement les espaces clos regroupant un certain nombre de personnes à l’image des établissements scolaires.

Selon les connaissances scientifiques disponibles à date, certains virus se transmettent majoritairement de deux façons : par aérosol et par gouttelettes.

Pour plus d’informations à ce sujet, rendez-vous sur le site du Ministère des solidarités et de la Santé.

Ces substances peuvent se déposer sur les surfaces à proximité immédiate de l’émetteur ou se mélanger à l’air ambiant.
C’est pourquoi, le Haut Conseil de la Santé Publique et le Ministre de l’Education nationale, recommandent vivement le recours aux capteurs de CO2.

 

Une subvention publique pour faciliter l’achat des capteurs de CO2 aux établissements scolaires

Cette mission a été confié aux collectivités territoriales. Pour cela, l’Etat a débloqué un fond de 20 millions d’euros qui pourrait être augmenté en fonction des besoins et incite fortement à s’en servir.

Cette subvention est calculée selon 3 critères :

  • Le nombre d’élèves pour un montant forfaitaire de 8€ par élève.
  • Le nombre de capteurs achetés et livrés pour un montant forfaitaire de 50€.
  • Le coût réel d’acquisition.

➡ La date limite d’achat des capteurs de CO2 est fixée au 15 avril 2022.
➡ La date limite de dépôt d’une demande de subvention est fixée au 30 avril 2022.

Au mois de décembre 2021, seulement 20% des écoles primaires étaient pourvues de ces dispositifs.

 

Vous êtes intéressés par la pose de capteurs et souhaitez en savoir plus ?

Les équipes Vertuoz allient expertises IoT et en Data Science et Analytics afin de proposer des solutions complètes s’adaptant au plus près des besoins des clients.

 

 

En résumé, avec les solutions Vertuoz il est possible :

  • De suivre le taux de concentration de CO2 dans les locaux.
  • D’être accompagné dans la mise en place d’indicateurs pertinents
  • De proposer des solutions telles que :

➡ La mise en place d’un service d’alertes lorsque le seuil fixé est atteint.

➡ Le pilotage et la régulation des systèmes de traitement d’air à distance.

  • D’améliorer durablement la qualité de l’air dans les salles de classe.

Vous souhaitez en savoir plus ?

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Sources :
Anses.fr – Le Figaro.fr. – Futura sciences.com – Hcsp.frMinistère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)Aide du gouvernement à l’achat de capteurs de CO2 | CordiaPublicsenat.frKandu.frWho.intIs CO2 an Indoor Pollutant? Direct Effects of Low-to-Moderate CO2 Concentrations on Human Decision-Making Performance (nih.gov)

 

Le Contrat de Performance Énergétique dans l’industrie

Le CPE – Contrat de Performance Énergétique – a été créé par l’Union Européenne en 2006, avec en ligne de mire les bâtiments tertiaires, puis a été transposé en droit Français en 2009[1] lors du fameux Grenelle de l’environnement. Après des débuts difficiles, leur nombre a progressé significativement. De 2007 à 2020, 329 CPE publics ont été attribués [2]. Leur application à l’industrie s’avère plus complexe car l’optimisation de la performance énergétique est propre à chaque usine, en fonction notamment de ses équipements, process et utilités. Le déploiement des CPE dans le monde industriel reste ainsi en développement, et aucun recensement n’est disponible à ce jour.

 

Le Contrat de Performance Énergétique, c’est quoi ?

Un CPE industriel est d’abord un contrat, passé entre un industriel et un ou plusieurs acteurs de l’efficacité énergétique :

  • Fournisseur de services ou équipements énergétiques comme ENGIE Solutions.
  • Facility Manager.
  • Tiers investisseur.
  • Bureau d’Études énergétiques.

Le contrat garantit un niveau de consommation d’énergie pour l’activité, les équipements et/ou les utilités concernés (moteurs, air comprimé, vapeur…). Il est assorti d’objectifs d’optimisation gratifiés par des primes, et de pénalités en cas de dépassement des consommations. Une même usine peut ainsi contracter plusieurs CPE différents, chacun s’étalant généralement sur des périodes de 3 à 5 ans.

 

Le comptage au cœur du contrat

Le Contrat de Performance Énergétique est un type de contrat, mais il n’y pas de contrat type ! Sa rédaction doit donc exprimer très clairement et précisément les éléments techniques permettant de mesurer les performances. Il s’agit notamment d’identifier et de pondérer les facteurs influents sur les variations de consommations et impactant les niveaux contractuels de performance énergétique : volume et organisation de la production, conditions météorologiques, dont température extérieure et/ou taux d’humidité, évolution des besoins, changement d’équipements sur les process ou utilités…

Comptage et mesurage sont donc des éléments clés du CPE industriel pour construire une règle du jeu opposable à toutes les parties :

  • État des lieux énergétiques avant CPE.
  • Objectifs chiffrés (ratios, IPE).
  • Détail des mesurages et comptages (types de capteurs, emplacements…).
  • Détail des méthodes de calcul.

 

Le tiers de confiance technique indépendant fortement recommandé

Comment « objectiver objectivement » ? En invitant au contrat un partenaire indépendant qui joue le rôle de tiers de confiance sur tous les calculs de performance énergétique.

Cet acteur va donc :

 

Les facteurs clés de succès d’un CPE industriel

Réussir son CPE demande une grande préparation et une attention particulière aux données. D’après 3E-Performance, bureau d’étude énergétique partenaire de Vertuoz Industri.e, le succès d’un CPE repose ainsi sur :

  • Un historique de données adapté aux objectifs (pas de temps, saisonnalité).
  • Un comptage/mesurage judicieux et objectif.
  • La prise en compte exclusive de gains nets.
  • La présence d’un tiers de confiance indépendant
  • La mise à disposition transparente des données et de leur analyse, par exemple via la plateforme Vertuoz Industri.e.
  • Une solide information aux équipes terrain, dont les comportements peuvent impacter significativement le CPE.

 

[1] Article 5 de la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. 

[2] Recensement Observatoire National des Contrats de Performance Energétique, 2021, France.

Protocole IPMVP : une mesure fiable des économies d’énergie

La mise en place de dispositifs d’efficacité énergétique peut parfois représenter une dépense importante d’où la nécessité de disposer d’un outil fiable permettant de mesurer l’impact des actions engagées afin de s’assurer du retour sur investissement.
C’est la raison d’être du protocole IPMVP. On vous décrypte son fonctionnement.

 

Le protocole IPMVP, qu’est-ce que c’est ?

Le protocole IPMVP (Protocole International de Mesure et Vérification de la Performance Énergétique)  pose un cadre rigoureux et transparent pour la mesure et la vérification des gains énergétiques après la mise en œuvre d’Actions de Performance  Energétique (APE). Il est défini par l’EVO (Efficiency Valuation Organization), une organisation internationale à but non lucratif.

La démarche vise à construire dans un premier temps un Plan de Mesure et Vérification (Plan de M&V) et ce avant la mise en œuvre du projet d’efficacité énergétique. Ce dernier définit les moyens de mesure adaptés aux systèmes impactés avec un niveau de précision suffisant et un budget pertinent (rarement au-dessus de 10% des économies estimées). Ce plan vise également à définir et à faire valider les calculs de gains par les parties prenantes.

Dans un second temps, après la mise en œuvre des APE, chaque période de suivi fera l’objet d’un rapport de mesure des gains conforme au Plan de M&V.

Notre méthodologie de déploiement

L’objectif est d’assurer le partage en toute transparence et la validation conjointe de la manière dont les économies d’énergie seront mesurées tout au long de la durée de vie du projet.

 

L’IPMVP, Comment ça marche ?

Le protocole IPMVP impose donc une démarche en deux temps : le Plan de M&V et les rapports de suivi des gains. Chacun est essentiel et remplit des objectifs bien distincts.

 

Etape 1 : Définir le Plan de M&V

Le plan de M&V vise à cadrer rigoureusement la méthode de mesure des gains, depuis l’élaboration du plan de comptage (et des processus opérationnels liés) jusqu’à la définition des calculs de gains. Selon la version du protocole d’avril 2017, 14 points sont définis et vérifiés lors de cette étape :

Cette phase implique donc de nombreuses parties prenantes : maîtrise d’ouvrage, équipe d’ingénierie, fournisseurs d’équipements de comptage, équipes d’exploitation (suivi et vérification des APE, supervision des outils de collecte et de traitement des données…).

 

Choix de l’option (point 3)

L’IPMVP propose 4 options pour calculer les gains énergétiques, qui s’emploient chacune dans un contexte spécifique. Les options A et B se prêtent à des mesures sur des actions de performance isolées de l’ensemble du site tandis que les options C et D répondent à un besoin de suivi global.

Option A: mesurer les paramètres principaux du système et estimer les autres variables
Option B : tous les paramètres sont mesurés. Les estimations ne sont pas autorisées dans ce cas.  Plus précise, cette méthode s’avère néanmoins plus coûteuse.
Option C: Les mesures sont effectuées en continu sur l’ensemble de l’installation à partir des relevés de compteurs et des factures fournisseurs.
Option D: dans le cas où les données sont indisponibles, le calcul se base sur une simulation de la consommation énergétique du site.

Lors du choix de l’option (A/B/C/D), certains éléments sont regardés avec attention car décisionnels

Exemples d’éléments décisionnels A B C D
Evaluation individuelle des APE X X X
Evaluation globale d’un site X X
Economies d’énergie < 10 % X X X
Les effets interactifs sont significatifs ou ne peuvent être estimés X X
M&V sur le long terme X X
Absence de données énergétiques dans la situation de référence X
Le personnel non technique doit pouvoir comprendre les rapports d’économies d’énergie X X X
Présence de compétences et d’expérience en mesurage X X
Présence de compétences et d’expérience en simulation sur ordinateur X
Difficulté à déchiffrer les factures des fournisseurs d’énergie X X X

 

Collecte ou constitution de la base de référence (point 4)

Les données de consommations et paramètres influents en période de référence doivent être disponibles sur une durée suffisante (par exemple 1 an si les paramètres d’influence varient selon cette périodicité).

Un délai supplémentaire peut donc être nécessaire dans le cadre du projet pour collecter ces données, la base de référence devant être constituée avant la mise en œuvre des APE.

Les paramètres d’influence
Les paramètres d’influence désignent l’ensemble des facteurs susceptibles d’impacter le niveau de consommation (température, taux d’occupation, horaires d’ouverture; etc.).

 

Budget (point 12)

L’un des aspects importants également traité lors de cette étude préliminaire réalisée par notre équipe sera le budget associé à la M&V : cela va sans dire qu’il doit rester maîtrisé au regard du projet global ! Il ne devrait pas dépasser 10% des gains (sauf situation particulière) et se situe en moyenne autour de 3 à 5%.

La précision que l’on souhaite donner à la mesure des gains aura un impact direct sur les coûts de M&V. Aussi ces deux éléments, budget et précision, seront analysés et arbitrés l’un au regard de l’autre.

 

Processus qualité (point 14)

Afin d’assurer la conformité du Plan de M&V avec le protocole IPMVP, celui-ci est vérifié par une personne certifiée CMVP (Certified Measurement and Verification Professional)

Certification CMVP
La certification CMVP est attribuée aux personnes possédant les connaissances et l’expérience nécessaires ainsi que la connaissance des protocoles IPMVP

 

Etape 2 : réaliser les rapports de M&V

Durant la durée de vie des APE, les rapports de M&V visent à  rapporter les gains associés conformément au Plan de M&V. Ces rapports sont rédigés de manière périodique dont la fréquence est définie dans le Plan de M&V.

Ces rapports doivent expliciter clairement tous les éléments nécessaires à la mesure des gains (données, hypothèses, calculs…).

Voici quelques exemples d’informations minimales exigées par l’IPMVP :

 

Précisions sur l’ajustement des consommations

L’ajustement des consommations sur les périodes de référence et/ou de suivi est nécessaire afin de les rendre comparables pour calculer les gains.

Il s’agit de les ramener aux mêmes conditions de fonctionnement. Ces conditions étant définies par les facteurs d’influence (variables indépendantes – influence courante, et facteurs statiques  influence plus ponctuelle) :

  • Ajustement de la période de référence aux conditions de la période de suivi,
  • Ajustement de la période de suivi aux conditions de la période de référence,
  • Voire ajustement des deux périodes en fonction de conditions dites normales.

 

Processus qualité

De même que pour les Plan de M&V, la conformité des rapports avec le Plan de M&V et le protocole IPMVP est vérifiée par des personnes certifiées CMVP.

Vous êtes intéressés par la démarche IPMVP et souhaitez en savoir plus ?

Une équipe hautement qualifiée pour vous accompagner

Nos experts en management de l’énergie sont certifiés CMVP et peuvent vous accompagner dans vos projets d’amélioration de l’efficacité énergétique.

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Le nouveau calendrier du décret tertiaire et ses enjeux passés à la loupe

À l’approche du premier jalon du décret tertiaire, le Ministère de la transition écologique annonce des évolutions dans l’application du dispositif Éco-énergie tertiaire, et détaille le calendrier des étapes réglementaires et leurs conséquences. Désormais, les gestionnaires et locataires de bâtiments à usage tertiaire assujettis par le dispositif disposent d’un délai supplémentaire pour remonter leurs informations de consommation d’énergie finale sur la période 2020. Retour sur les nouvelles modalités et échéances du décret tertiaire, issues du webinaire organisé par la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature du Ministère de la transition écologique.

 

Les changements réglementaires annoncés dans la mise en œuvre du décret tertiaire

En raison de la crise sanitaire liée à la COVID-19, le Ministère de la transition écologique a décidé d’assouplir la première échéance du calendrier du décret tertiaire. En effet, sur cette période charnière de nombreux secteurs du tertiaire et de la santé ont subi d’importants bouleversements (longues périodes de fermeture des commerces, des hôtels, des restaurants, surcharge de la fréquentation dans les établissements hospitaliers), ralentissant drastiquement la détermination des seuils à atteindre pour ces catégories de bâtiments.

La première échéance au titre de l’année 2020, initialement prévue au 30 septembre 2021, est ainsi reportée au 30 septembre 2022. Cette nouvelle date butoir donnera lieu au dépôt d’une triple déclaration :

  • Données de consommations de l’année 2021 ;
  • Données de consommations de l’année 2020 ;
  • Données de référence correspondant à une année choisie entre 2010 à 2019

 

Les projets de décret et les arrêtés modificatifs fixant les nouvelles modalités de transmission annuelle des données restent accessibles au public en consultation libre jusqu’au 8 juillet. Ils actent l’échéance de remontée des données annuelles 2020 au 30 septembre 2022.

 

Les conséquences possibles du projet de loi Climat & Résilience 

Un nouveau périmètre d’assujettissement a été défini dans le cadre du projet de loi Climat & Résilience qui vise à accélérer la transition écologique.

Désormais, un amendement au projet de loi adopté par l’Assemblée Nationale supprime la mention « bâtiments existants » intégrant ainsi les bâtiments neufs (post loi ELAN). D’autres amendements, notamment sur la déduction de la chaleur fatale et la non augmentation du recours aux énergies non renouvelables, ont également été déposés.

 

Les évolutions majeures de la plateforme OPERAT 

De son côté, la plateforme web OPERAT qui permet de collecter les justificatifs d’économie énergétique fixés aux gestionnaires des bâtiments assujettis au décret tertiaire, devrait s’ouvrir à de nouvelles fonctionnalités à l’horizon 2023.

Zoom sur le planning de déploiement de la plateforme OPERAT

Juin 2021 : OPERAT dispose d’un site internet et d’un module de création de comptes et de paramétrage (IHM) pour les cas simples.

Fin décembre 2021 : déclaration de tous types de comptes, de patrimoine et les consommations annuelles en manuel (IHM) ou automatique (fichiers Excel). Mise à disposition d’un modèle type pour un remplissage automatique des données relatives aux assujettis ayant beaucoup d’informations à communiquer.

Avril 2022 : déploiement de nouvelles fonctionnalités telles que la saisie des données de référence et le calcul des objectifs.

Juillet 2022 : génération d’une attestation annuelle, contrôles de vérification par les agents de l’État.

Début janvier 2023 : interface automatique avec des logiciels tiers de type « Energy Management ». Ainsi, les établissements du tertiaire qui disposent d’un logiciel de suivi de leur parc immobilier pourront renseigner directement leurs données sans passer par l’intermédiaire de fichier csv. Par ailleurs, à cette date, les données déclarées dans le cadre de la triple déclaration seront restituées sous la forme d’un benchmark.

 

Il est par ailleurs prévu qu’une mise à disposition de versions enrichies de la plateforme OPERAT s’opère tous les 3 mois.

 

Dates de publication des prochains arrêtés “Valeurs Absolues”

Les propriétaires et locataires de bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² doivent choisir entre deux méthodes de réponse pour respecter les objectifs de réduction des consommations d’énergie :

  • L’objectif relatif : réduction des consommations d’énergie finale de -40 % d’ici 2030, -50 % d’ici 2040 et -60 % d’ici 2050 par rapport à l’année de référence choisie (entre 2010 et 2019).
  • L’objectif absolu : atteinte d’un certain seuil de consommation d’énergie finale fixé selon différent critères.

 

Trois arrêtés viennent ainsi fixer ces valeurs pour l’échéance de 2030 :

  • L’arrêté valeurs absolues I, publié le 17/01/2021. Il fixe les valeurs de consommation énergétique pour les bâtiments tertiaires de la catégorie bureaux-services publics, enseignement et logistique, reprend les dispositions prévues initialement à l’article R.131-41.
  • L’arrêté valeurs absolues II, en consultation publique fin septembre – début octobre 2021. Il portera sur les niveaux d’exigence des autres catégories d’activités sur le territoire métropolitain. Il intégrera les modifications des conditions d’ajustement en fonction des variations climatiques, l’ensemble de la segmentation des activités concernées par Éco Énergie Tertiaire, ainsi que les valeurs absolues pour certaines catégories d’activités.
  • L’arrêté valeurs absolues III, publication prévue à la fin du premier trimestre 2022. Il concernera les bâtiments situés en Outre-Mer et visera à définir les valeurs absolues des catégories d’activités qui n’auraient pas pu être intégrées auparavant.

Les implications de ces changements

Cette année supplémentaire est une occasion unique de mieux se préparer au dispositif Éco-énergie Tertiaire. En effet, les assujettis pourront ainsi profiter de ce délai additionnel pour continuer à collecter leurs données et connaître davantage leur patrimoine. Le nouveau calendrier de déploiement de la plateforme OPERAT, quant à lui, offrira aux différents acteurs clés une prise en main et un parcours utilisateur plus fluide.

Voyez ce report d’échéance comme une année d’apprentissage pour vous informer et passer à l’action ! Vous avez besoin d’aide pour votre projet ? Nos experts vous accompagnent pour appréhender plus sereinement les enjeux de la réglementation éco-énergie tertiaire.

Les actions de performance énergétique digitales pour répondre rapidement au dispositif Éco-énergie Tertiaire

Le 17 juin 2021 marque un jalon important dans l’application du dispositif Éco-énergie tertiaire, issu du décret tertiaire. En effet, nous apprenions alors, qu’à partir du 31 Décembre 2021, gestionnaires et locataires de bâtiments à usage tertiaire assujettis par le dispositif pourront créer leur compte utilisateur, renseigner l’année de référence choisie et commencer à déclarer leurs données énergétiques. Plus question de reculer, il convient désormais de mettre en place son plan d’actions en vue d’atteindre le premier palier de 40 % de réduction des consommations d’énergie, à horizon 2030. Éclairages par François Canadas, Product Owner chez Vertuoz by ENGIE Solutions.

 

Alors que les pouvoirs publics accordent début juin le sursis d’une année supplémentaire pour enregistrer les informations énergétiques des bâtiments tertiaires sur la plateforme OPERAT (Observatoire de la Performance Énergétique de la Rénovation et des Actions du Tertiaire) de l’ADEME, les obligations des assujettis au dispositif Éco-énergie tertiaire restent les mêmes.

« La date limite de la première remontée des données est en effet passée du 30 septembre 2021 au 30 septembre 2022, confie François Canadas. Néanmoins, les échéances pour atteindre les seuils de consommation d’énergie fixés par la loi n’ont pas bougé : -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050. Il est donc temps d’engager des actions. »

 

Ce qu’il faut retenir du dispositif Éco énergie tertiaire

Avant tout, rappelons le principe du dispositif. Selon le ministère de la transition écologique, « Éco-énergie tertiaire est une obligation réglementaire engageant les acteurs du tertiaire vers la sobriété énergétique. Issu du décret tertiaire, il impose une réduction progressive de la consommation d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire afin de lutter contre le changement climatique. »

Le dispositif concerne les 300 000 bâtiments à usage tertiaire en France, d’une surface de plancher égale ou supérieure à 1 000 m², obligeant leurs propriétaires ou leurs locataires à déclarer leurs niveaux de consommation et à engager un plan d’actions d’efficacité énergétique pour atteindre par périodes paliers, jusqu’à 60 % d’économie d’énergie en 2050 par rapport aux consommations d’une année de référence à partir de 2010, choisie par le déclarant.

Il y a donc une vraie obligation de résultat et toutes les actions comptent pour réduire dans la durée les consommations énergétiques des bâtiments tertiaires. « Pour y parvenir, les actions déployées vont au-delà de la rénovation énergétique des bâtiments. Elles concernent aussi la qualité et l’exploitation des équipements, le comportement des usagers…, » précise le gouvernement.

 

Pourquoi lancer dès à présent des Actions de Performance Énergétique digitales ?

Avec ces échéances qui se rapprochent, François Canadas conseille aux propriétaires et aux locataires concernés de déclencher très rapidement des Actions de Performance Énergétique (APE) digitales dans leurs bâtiments. « Le dispositif Éco énergie tertiaire leur suggère d’engager un plan d’actions de suivi, mais sans préciser quelles pourraient être ces actions, explique-t-il. L’exploitant peut donc choisir celles qu’il veut, selon son bâtiment et son budget. Je lui préconise avant tout les actions à retour rapide sur investissement. C’est justement le cas pour les APE digitales, dont le ROI est inférieur à 5 ans. »

Par comparaison, le renforcement de l’isolation du bâti est rentabilisé après plusieurs dizaines d’années.

 

Des APE digitales particulièrement efficaces dans les bâtiments intermittents

Les APE digitales s’appuient sur l’utilisation de capteurs, un pilotage décentralisé ou encore l’intelligence artificielle, pour agir rapidement sur les consignes des équipements. « Sur le principe, elles agissent sur la régulation de la chaudière à partir de détecteurs de chaleur dans le réseau ou des radiateurs en fonction des données collectées par les capteurs de présence, de CO2 ou d’hygrométrie dans les salles par exemple, poursuit François Canadas. Parce que le chauffage est ainsi piloté pièce par pièce selon le nombre de personnes présentes, l’énergie est consommée uniquement lorsque c’est nécessaire et votre bâtiment économise en moyenne 40 % d’énergie. Nous l’avons constaté sur nos nombreuses réalisations. Imaginez : vous atteignez déjà l’objectif de 2030 ! »

Ce type d’APE par pilotage est particulièrement efficace dans le cas de bâtiments à occupation intermittente, comme les établissements scolaires. À Limoges, une école élémentaire a ainsi réalisé plus de 50 % d’économie d’énergie. En plus, même si cela ne fait pas partie des exigences d’Éco énergie tertiaire, cette APE permet d’assurer le confort, le bien-être et la productivité des occupants, parce que le pilotage peut jouer sur la ventilation et l’éclairage. « Certaines APE sont guidées par l’intelligence artificielle, à l’instar de la solution Vertuoz Control lancée début 2021, présentant l’atout d’être auto-apprenantes, pour adapter spécifiquement leur fonctionnalité de pilotage au bâtiment et à son inertie thermique, » souligne François Canadas.

 

Des APE digitales pour collecter, traiter et analyser les données

D’autres APE digitales connectées aux capteurs dans le réseau de chaleur et dans les pièces du bâtiment, permettent de collecter automatiquement les données de consommation d’un bâtiment ou d’un parc immobilier, de les centraliser et de les analyser. C’est justement la vocation de la solution Vertuoz Tableau de Bord. « En agissant sur les sites énergivores, vous pouvez alors réduire jusqu’à 25 % des consommations énergétiques, se conformant ainsi au Décret tertiaire, » décrit François Canadas.

Cette solution peut même apporter beaucoup plus encore que la collecte et l’analyse des données. Son algorithme de calcul traite les données pour identifier les bâtiments réellement assujettis au dispositif Éco-énergie tertiaire et définir la meilleure situation de référence à déclarer pour être conforme au dispositif, en analysant les historiques de consommations. Elle peut aussi transmettre automatiquement l’ensemble des données patrimoniales réglementaires (superficie, secteur d’activité…) et énergétiques vers OPERAT, dès que la plateforme de l’ADEME aura ouvert ses interfaces d’échange de données (API).

 

Vertuoz Tableau de bord : des transferts trimestriels de données énergétiques vers OPERAT

Le transfert automatique des consommations des bâtiments sur OPERAT sera bientôt possible via la solution Vertuoz Tableau de bord. Cette fonctionnalité facilitera vos obligations d’enregistrement des données énergétiques de vos bâtiments, avec la possibilité de choisir la manière de réaliser la collecte.

La solution Vertuoz tableau de bord permet entre autres de :

– recueillir les informations par télérelève.

– télécharger directement les informations depuis les interfaces des gestionnaires de

réseaux, comme Enedis ou GRDF.

– récupérer les factures d’énergie sur le portail des gestionnaires

Mais ce ne sera qu’à partir de 2022 que Vertuoz Tableau de Bord transmettra automatiquement les données énergétiques du bâtiment. La date de début est encore incertaine. Elle dépend de la mise à disposition des API de la plateforme OPERAT.

 

Alors pourquoi attendre pour mettre en place des Actions de Performances Énergétiques digitales ? Avec les bonnes solutions, atteignez dès maintenant les objectifs réglementaires du dispositif Éco-énergie tertiaire, réduisez vos consommations d’énergie et faites des économies, tout en offrant confort et bien-être aux occupants.

Comment choisir son année de référence décret tertiaire ?

L’ année de référence décret tertiaire sert de base pour analyser l’évolution de la performance et vérifier l’atteinte des objectifs de réduction des consommations énergétiques. Elle doit être déclarée sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre 2022. Voici comment la définir.

 

Rappels des objectifs du décret tertiaire

Le décret tertiaire impose aux locataires et/ou propriétaires de bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² de réduire leur consommation d’énergie finale. Les gestionnaires concernés ont le choix entre deux types d’objectifs :

  • Les objectifs relatifs: Les consommations d’énergie du bâtiment doivent être réduites de –40 % d’ici 2030, -50 % d’ici 2040 et -60 % d’ici 2050.
  • Les objectifs absolus: Le seuil à atteindre est indiqué en valeur absolue. Il est fixé selon le type d’activité exercé dans le bâtiment, sa zone géographique et son altitude. Un premier arrêté sur les valeurs absolues a été publié en janvier, fixant les seuils à atteindre pour les catégories bureaux-services publics, enseignement et logistique. Deux autres arrêtés concernant les autres catégories et les bâtiments situés outre-mer seront prochainement publiés.

 

Caractéristiques de l’année de référence

Pour chaque bâtiment concerné, le porteur de projet devra définir une année de référence qui servira de base pour analyser l’évolution de la performance et vérifier l’atteinte des objectifs du décret tertiaire.

L’année de référence doit se situer entre 2010 et 2019, 2020 ne pouvant être pris en compte étant donné l’impact de la crise du covid-19. Elle doit correspondre à une année de pleine d’exploitation soit, 12 mois consécutifs.

Une fois définie, l’année de référence doit être déclarée sur la plateforme OPERAT. Il sera possible de le faire à partir du 31 décembre 2021 et ce jusqu’au 30 septembre 2022.

Le choix de l’année de référence est une étape cruciale car elle va déterminer vos obligations réglementaires pour les 30 prochaines années. Il doit en principe se porter sur l’année la plus énergivore pour faciliter l’atteinte des objectifs ambitieux fixés par le décret tertiaire.
Certains éléments de contexte sont toutefois à prendre compte dans le choix de l’année de référence notamment les variations climatiques et le type d’activité.

 

Besoin d’aide pour définir votre année de référence décret tertiaire ?

Afin de vous aider à déterminer l’année de référence optimale, Vertuoz vous propose une solution comprenant :

  • La collecte automatique de votre historique de consommation
  • L’analyse des données de consommation selon leurs usages et au besoin en fonction de leurs répartitions sur vos bâtiments . Vertuoz vous donne en quelques clics la meilleure situation de référence à déclarer conforme à la définition du décret.
  • La définition de l’année de référence et la déclaration sur OPERAT (3ème trimestre 2021)

 

Un accompagnement complet au décret tertiaire

Vertuoz vous accompagne de A à Z dans la mise en œuvre du décret tertiaire. Au-delà de la définition de l’année de référence, nous pouvons également intervenir dans la mise en place de vos actions de performance notamment par le déploiement d’un dispositif de GTB rendu obligatoire par le décret BACS et vous proposer des APE vous permettant d’atteindre vos objectifs.

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Décret tertiaire : décryptage de l’arrêté « valeurs absolues »

Le premier des trois arrêtés définissant les objectifs en valeurs absolues du décret tertiaire est paru ce 17 janvier 2021 (mais daté du 24 novembre 2020) au Journal officiel. Cet arrêté, dit Valeurs Absolues I, fixe les valeurs de consommation énergétique à respecter à horizon 2030 pour les bâtiments tertiaires de la catégorie bureaux-services publics, enseignement et logistique. Deux autres arrêtés concernant les autres catégories ainsi que les bâtiments situés outre-mer seront prochainement publiés.

 

Pour rappel, le décret tertiaire publié en juillet 2019 impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1000 m2 de réduire leurs consommations d’énergie finale.  Les opérateurs soumis à cette obligation ont le choix entre deux méthodes de réponses :

  • Réduire les consommations énergétiques finales de 40 % d’ici 2030, 50 % d’ici 2040 et 60 % d’ici 2050 par rapport une année de référence devant être postérieure ou égale à 2010.
  • Atteindre un seuil de consommation fixé en valeur absolue. Ce sont ces valeurs finales qui viennent d’être clarifiées dans l’arrêté , modifiant et complétant ainsi l’arrêté « méthode » du 10 avril 2020 qui détermine modalités de détermination du niveau de consommation d’énergie à atteindre.

 

Liste des bâtiments concernés par l’arrêté du 17 janvier 2021

L’arrêté concerne la catégorie bureaux-services publics, enseignement et logistique. Vous retrouverez ci-dessous la liste complète des bâtiments mentionnés dans l’arrêté :

ENSEIGNEMENT

  • Maternelle
  • Élémentaire
  • Salle multi-activité & périscolaire
  • Internat primaire

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

  • Collège
  • Lycée d’enseignement général
  • Lycée d’enseignement général et technologique – Lycée d’enseignement polyvalent
  • Lycée d’enseignement général et technologique agricole – Lycée d’enseignement professionnel agricole
  • Lycée d’enseignement professionnel
  • Établissement régional d’enseignement adapté
  • Internat secondaire

BUREAUX SERVICES PUBLICS

  • Bureaux standards
  • Open Space
  • Flex Office

LOGISTIQUE

  • Logistique de froid négatif – Base à -18°C
  • Stockage de + 1 à + 8°C (Produits frais) – Référence à + 3°C
  • Stockage de + 12 à + 17°C (Produits frais) – Référence à + 15C

Méthode de définition des objectifs en valeurs absolues 2030

Chacune des catégories d’activités tertiaires recensées dans l’arrêté est déclinée en sous-catégories afin d’adapter les exigences à la configuration particulière des locaux assujetties. Si nous prenons l’exemple des bureaux de services publics, nous pouvons retrouver au sein du tableau ci-dessous extrait de l’arrêté, les valeurs absolues CVC et USE à atteindre. Ces valeurs pourront être revues tous les 10 ans.

Valeurs absolues bureaux service public

La composante CVC représente la part de la consommation énergétique relative à l’ambiance thermique et à la ventilation du bâtiment. Elle est définie en fonction de la zone climatique et de l’altitude.

La composante USE, quant à elle, fait référence à la part de la consommation énergétique relative aux usages spécifiques énergétiques propres à l’activité. Selon le secteur d’activité, cette composante prend en compte l’amplitude horaire annuelle, la densité temporelle, la surface plancher et les taux d’occupation.

Le niveau cible de consommation d’énergie finale est exprimé en Cabs (consommation en valeurs absolues). Il est obtenu en additionnant les valeurs CVC et USE.

 

La reconstitution de la consommation de référence pour les locaux tertiaires

L’arrêté précise également la possibilité de reconstituer la consommation de référence des locaux tertiaires dès lors que l’entité fonctionnelle comprend des activités ne relevant pas du secteur tertiaire et ne bénéficie pas de données de consommations différenciées entre les locaux assujettis et les autres locaux.

Cette reconstitution s’effectue par application de ratios issus de sous-comptage prenant en compte la proportion des volumes d’activités tertiaires et des autres activités, sur la base d’indicateurs représentatifs des activités respectives.

 

Les mesures liées à la crise du Covid-19

Compte tenu de la crise sanitaire, l’année 2020 ne pourra être choisie comme année de référence. Les assujettis bénéficieront de ce fait d’une année supplémentaire pour déclarer leurs données sur la plateforme OPERAT, c’est-à-dire jusqu’au 30 septembre 2022.

A noter que, les assujettis dont l’activité a débuté moins d’un an avant le 1er janvier 2020 pourront inclure les données allant jusqu’au 31 mai 2022 dans la détermination de leur consommation énergétique de référence.

 

Comment Vertuoz permet aux professionnels de répondre au décret tertiaire ?

Acteur de la transformation digitale des bâtiments, Vertuoz s’appuie sur des technologies innovantes et durables pour accompagner les acteurs du tertiaire vers la neutralité carbone.

De la collecte des données, à leur analyse,  jusqu’à la mise en œuvre de votre plan d’action de performance, les solutions digitales de Vertuoz facilitent toutes vos démarches liées au décret tertiaire. Rendez-vous sur notre catalogue de solutions pour découvrir nos différents savoir-faire.

Vous avez un projet particulier ? Nos solutions s’adaptent à vos besoins. Faites-en part à nos experts en énergie.

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Quand data rime avec performance énergétique

La donnée est devenue un élément majeur pour la création de valeur et l’aide à la décision. Il est possible de capitaliser sur cette ressource de multiples façons selon ses objectifs et pour qui sait habilement l’exploiter.

Chez Vertuoz, nous faisons de la data un levier de performance énergétique des bâtiments. Dominique Martin, data manager, vous en dit plus sur notre approche et décrypte au passage quelques termes importants de l’univers de la data.

 

Data, open data, Big Data…que signifient ces termes ?

La data, « donnée en français », désigne généralement les données numériques. C’est un domaine qui s’est développé avec l’avènement et la démocratisation des objets connectés. Ces derniers générant de plus en plus de données, il faut développer des concepts et des outils pour être en mesure de les exploiter. Par exemple, grâce aux objets connectés, nous pouvons suivre la corrélation entre la consommation d’énergie et la température dans les zones d’un bâtiment selon une maille de temps très fine (10mn), il devient donc possible à l’aide d’algorithmes qui associent une approche thermique classique et une approche machine learning de piloter au plus juste et en temps réel les vannes des radiateurs pour booster la performance énergétique du bâtiment tout en assurant le confort souhaité zone par zone en fonction de l’occupation.

On parle de Big Data lorsque le volume, la variété et la vitesse de génération des données rend impossible leur traitement par les outils informatiques classiques. Les écoles de Paris, pour prendre un exemple concret, sont équipées plus de 21 000 objets connectés qui génèrent chacun une multitude de séries temporelles de données (taux d’ouverture des vannes, températures, taux de présence, taux d’humidité, niveaux de batteries etc.). Il faut traiter l’ensemble de ces données en flux tendu. Les outils big data couplés aux capacités de mise à l’échelle des ressources de calcul du cloud azure permettent de mobiliser la puissance nécessaire au traitement de ces importants flux de données.

L’open data comme l’indique l’appellation consiste à ouvrir la donnée, la rendre public et la faire circuler pour créer de la valeur à une large échelle et de manière transverse. Ce sont souvent des données publiées par l’administration pour permettre à tout le monde et en particulier aux organismes privés de faire émerger de nouveaux services. Le gouvernement publie de l’open data au sein de data.gouv.fr. La plateforme Open Data Réseaux Énergies (ODRÉ) notamment publie des données autour des thématiques énergie.

 

En quoi consiste le métier de data manager ?

Mon métier consiste à manager une équipe de spécialistes data dans le but d’exploiter et valoriser les données produites par nos clients. L’équipe est constituée de divers corps de métier :

  • Les très connus data scientists, des matheux spécialistes des algorithmes complexes.
  • Les data engineers, moins matheux et plus IT, qui vont plutôt travailler à la conception, à la création et à l’amélioration des infrastructures et outils nécessaires à la gestion des données par les data scientists
  • Et les data analysts qui vont analyser les données et les restituer au client de façon intelligible grâce à la data visualisation.

 

Comment est exploitée la data chez Vertuoz et à quelle fin ?

Nous voyons en la data un moyen d’offrir aux gestionnaires une vision plus fine de leur parc immobilier. Grâce à l’analyse de données, il est possible d’identifier et de cibler plus précisément les endroits où il va falloir mener des actions de performance énergétique.

Les objets connectés installés sur les sites nous remontent des informations nous permettant, par exemple, de mesurer la consommation des bâtiments heure par heure, voire minute par minute, de voir à quel niveau se font les pertes d’énergie, d’observer comment les circuits de chauffage réagissent par rapport à la température extérieure, etc. Nous consolidons ensuite ces données avec d’autres données issues par exemple de la météo ou des plateformes d’open data, le tout étant d’arriver à corréler cet ensemble de ressources pour établir un bilan thermique précis et découvrir les gisements d’économies d’énergie.

On a vu dans certains cas, notamment avec la Ville de Limoges, que cette approche permet de réduire de 50 % la facture énergétique du bâtiment !

“Data-driven” et innovantes, zoom sur les solutions digitales de Vertuoz

Vertuoz conjugue big data, IOT et intelligence artificielle pour proposer des solutions complètes et innovantes permettant de suivre et gérer efficacement les consommations énergétiques des bâtiments et par la même occasion de répondre aux exigences du décret tertiaire.

L’heure est au passage à l’action et il vous faut une solution concrète pour réduire significativement votre facture énergétique ? Vertuoz Control vous offre la possibilité de piloter les dépenses énergétiques de vos bâtiments et ce, pièce par pièce en fonction des conditions d’usages réels des espaces.

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Vous souhaitez obtenir une meilleure connaissance de votre parc immobilier et davantage de visibilité sur les consommations d’énergie ? Notre solution Vertuoz Tableau De Bord consolide toutes les données de vos bâtiments et vous fournit des indicateurs pertinents pour vous aider à préparer votre plan d’action énergétique.

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